Un véritable marathon d’enregistrement eut lieu en septembre 1971, lorsque Herbert von Karajan et les Berliner Philharmoniker enregistrèrent les Symphonies n°4, 5 et 6 de Tchaïkovski en seulement six jours.
Cette urgence singulière se ressent tout particulièrement dans la Quatrième Symphonie. Moins policée que ses versions ultérieures chez Deutsche Grammophon, elle s’impose par une énergie brute, une tension presque électrique et une intensité immédiate à chaque mesure.
L’ensemble en porte la trace d’une complicité exceptionnelle entre Karajan et son orchestre, au sommet de leur collaboration artistique.